Critiques télé

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Hostel : l’auberge rouge

Par sherazade • Le 9 décembre 2007 • Catégorie : Film

Hostel - Vendredi 14 décembre sur Canal+

Note :

HOSTEL3.jpgJosh et Paxton, deux étudiants américains en vacances, sillonnent l’Europe à la recherche de drogues et de filles faciles. Au cours de leur halte à Paris, ils sympathisent avec Oli, un Islandais avec qui ils décident de partir pour Amsterdam. Sur place, les trois compères font la connaissance d’Alex, un proxénète qui leur conseille de se rendre dans un hôtel près de Bratislava, où ils rencontreront les filles les plus belles et les moins farouches du vieux continent. Mais cette destination de rêve va se révéler le pire des cauchemars pour les infortunés voyageurs…

Assumant jusqu’au bout notre passion coupable pour les films d’horreur et autre goritude, nous ne pouvions esquiver Hostel, un film hors norme, produit par Tarantino, qui a su faire parler de lui dès sa sortie. Pourtant le sujet est difficile, Hostel divise, y compris la rédaction : autant de violence gratuite, de préjugés xénophobes et de sang qui gicle, ça ne peut pas plaire à tout le monde. Mais ce paroxysme de sanguinolent filmé en gros plan nous amène à de tels confins de l’horreur qu’il en devient parodique, et par là même intelligent. Encore faut-il avoir l’âme suffisamment hard-boiled pour parvenir à passer outre les orteils tranchés en plein écran. Sans faire partie de la tranche des spectateurs dits sensibles, on peut ressentir sans honte quelques hauts-le-cœur face la vanité des scènes de torture filmées ici et qui n’est pas sans évoquer un quelconque snuff movie tiré de quelque basse-fosse. Pourtant, le film est plus troublant qu’il n’y paraît. Contrairement à Hostel 2, dans lequel le second degré est beaucoup plus palpable, ce premier opus distille un humour tissé uniquement dans le sous-entendu. Un palimpseste qui repose sur un présupposé : celui que les spectateurs auront une culture du genre suffisante pour apprécier les non-dits. On ne s’étonne dès lors plus que Tarantino ait aimé… Pour le commun des mortels, trois possibilités : de 14 à 18 ans, le rire gras de l’ado qui regardera ça en boucle en disant qu’il en a vu d’autres ; passé l’âge ingrat, le dégoût pur et simple ou la complète maîtrise d’une célébration des règles d’un cinéma à part. Nous n’avons pas tranché.


Film - 22.40

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