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Les Morsures de l’aube

Par sherazade • Le 13 janvier 2008 • Catégorie : A voir également

Les Morsures de l’aube - Lundi 14 janvier sur France 4

Note :

Antoine et Bertrand, clochards de luxe et pique-assiettes professionnels, ont pour unique objectif de s’incruster de soirée en soirée, se nourrissant de petits fours arrosés de champagne et noyant leur mal de vivre en s’immergeant dans un flot ininterrompu de décibels et de robes de cocktail. Au cours de leurs pérégrinations, ils rencontrent un étrange oiseau de nuit, Jordan, un clubber de haut-vol qui a ses entrées partout… Se réclamant de ses amis, ils parviennent à pénétrer le saint des saints, la fête de l’année, celle qu’il ne faut pas rater. Les deux hirondelles ne savent pas dans quoi elles s’engagent… Pris au piège, séquestrés, les voilà avec un marché en main : chacun à son tour, ils devront rechercher Jordan au fil des nuits parisiennes, sans quoi celui resté entre les mains des ravisseurs n’en sortira pas vivant…

 

Reprenons :
A 29 ans, Antoine, night-clubber, dort le jour et vit la nuit, errant dans les rues de Paris et forçant les entrées des lieux les plus tendances. Un soir, Antoine franchit la ligne jaune. Prétendant être l’intime d’un mystérieux Jordan, dont le nom ouvre les portes des festivités les plus branchées de la capitale, il se fait prendre au mot par un homme qui, lui, ne plaisante pas, et, menaces à l’appui, l’engage à le retrouver afin de régler certains comptes. Ne sachant que faire, Antoine, épaulé par son ami Etienne, se lance à la recherche de Jordan et rencontre sa sœur Violaine, dangereux oiseau de nuit.

 

morsures.jpgJusque là, mise à part la disparition mystérieuse de Bertrand, avalé par les limbes d’un scenario poussif, rien de bien différent entre Les Morsures de l’aube, formidable roman signé Tonino Benacquista, et sa calamiteuse adaptation cinématographique. C’est après que tout ce corse… Là où l’écrivain créait brillamment un polar d’ambiance poétique, nous dévoilant tout des nuits parisiennes au fil d’une grande vadrouille interlope, Antoine De Caunes et son acolyte, Laurent Chalumeau (auteur de maintes pignolades jouées par le même De Caunes durant la période « Nulle part ailleurs », mais aussi de plusieurs chansons de G-Squad) nous proposent une histoire de vampires et d’inceste malhabile, pour ne pas dire bancale. La vénéneuse Asia Argento, parfaite dans son rôle de vamp ténébreuse, tente tant bien que mal de gérer son personnage mutilé, aussi riche et fragile dans la version romancée qu’il est ici superficiel et fade. Au lieu de sauver la peau de Violaine, la qualité de l’interprétation de la belle Asia en fait ressortir les failles, aussi larges que des ravins. Canet et Lanvin ne prennent pas ce risque : ils n’essaient pas de se hisser plus haut que le scenario le leur permet, c’est à dire au niveau d’une mini-socquette. Et c’est une belle réussite, ils atteignent cet objectif avec brio.

Film - 20.40

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