Sle-vain
Par sherazade • Le 9 décembre 2007 • Catégorie : Daube d'argent, FilmSlevin - Vendredi 14 décembre sur Canal+
Note : ![]()
La vie n’est pas tendre en ce moment avec Slevin. Il vient de perdre son appartement, de découvrir que sa petite amie le trompait et de se faire voler ses papiers. Pour souffler un peu, il décide de rendre visite à Nick Fisher, l’un de ses amis new-yorkais. Mais le destin s’acharne. Slevin débarque au moment où le milieu est en pleine ébullition. Deux redoutables parrains, le Rabbin et le Boss, se livrent une guerre sans pitié. Autrefois complices, ils sont devenus les pires ennemis. Pour venger l’assassinat de son fils, le Boss est décidé à faire tuer celui du Rabbin. Son homme de main est alors chargé de trouver quelqu’un qui doit une forte somme d’argent au Boss. Il sera facile de contraindre le débiteur à exécuter la besogne en échange de l’annulation de la dette. Le candidat idéal est… Nick Fisher. Lorsque les hommes du Boss débarquent à son appartement, ils mettent la main sur Slevin, qui n’arrive pas à dissiper le malentendu. Il se trouve que Fisher doit aussi de l’argent au Rabbin. Slevin se retrouve piégé.
Bruce aurait-il perdu son mojo ? Tout s’annonçait pourtant pour le mieux : une histoire de mafia, de tueurs à gages, de vengeance, le tout parsemé d’un rien d’humour façon Willis. On nous promettait même une de ces twisted ends qui ont tellement le vent en poupe ces temps-ci ! Et au final, on nous offre une caricature de film d’action, au casting certes sexy, mais complètement sous-exploité, et à la réalisation boursouflée. Paul McGuigan aurait visiblement aimé être Guy Ritchie et qu’il se console, ses spectateurs en auraient souhaité tout autant. A grands coups de montage téléscopé et d’ellipses, il tente de cacher son absence de style sous des effets tape à l’oeil, mais rien n’y fait, le vide n’en ressort que plus flagrant. Quant au revirement final, il est si prévisible que c’en est pitoyable : pour paraphraser un expert du milieu bien connu dans nos contrées, ce n’est pas que le film se dégonfle, c’est qu’il fait “pschitt”, si vous me permettez cette expression. Bon, à sa décharge, il faut avouer qu’il n’était pas aidé le Paul… Nos biscottos préférés, ceux du dernier samaritain, n’avaient visiblement signé pour ce film que pour payer l’IRS et font surtout actes de présence. A se faire retourner John McLane dans sa tombe… Quant à Lucy Liu et Josh Hartnett, il ne viendrait à personne l’idée de les engager pour leur talents. Méchanceté gratuite me répondra-t-on, remate Sin city, il est très bien Harnett. TROIS LIGNES DE DIALOGUES ! Avec un entraînement ad hoc, même mon pangolin domestique peut le faire. Si, je suis sure. Laissez-moi quelques mois et je vous le prouve en images. Chiche ?
Film - 20.50
