Critiques télé

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State of Play : jeux de pouvoir

Par sherazade • Le 4 janvier 2008 • Catégorie : Cette semaine

State of Play - Samedi 5 janvier sur Arte

Note :

play4.jpgCe matin-là, à Londres, Stephen Collins, député travailliste plein d’avenir qui préside la Commission d’enquête sur l’énergie, se rend en métro à la Chambre, quand la rame s’immobilise : un corps a été trouvé sur la voie. À l’air libre, un jeune Noir tente éperdument d’échapper à son poursuivant, un tueur à visage découvert, qui l’exécute en pleine rue avant d’abattre un témoin qui passait en scooter. Au même instant, dans le hall du Parlement, Stephen Collins s’effondre, suffoqué par l’émotion : il vient d’apprendre que son assistante parlementaire, Sonia Baker, est la victime du métro. Suicide, accident ? À la conférence de presse improvisée hâtivement par son parti, la réaction exacerbée du député suscite les conjectures : quelle était la nature de ses relations avec la disparue ? Au Herald, l’un des quotidiens en vue du royaume, le rédacteur en chef Cameron Foster flaire le gros coup avec gourmandise. D’autant que Cal McCaffrey, grand reporter au journal et ancien directeur de campagne de Stephen Collins, a quelques longueurs d’avance sur la concurrence… et sur la police. Tiraillé entre instinct professionnel et loyauté amicale, envers Stephen comme envers sa femme Anne, Cal enquête d’abord sur Kelvin Stagg, l’adolescent abattu. Mais avec sa jeune consœur Della, ils découvrent que ce dernier et Sonia Baker se sont longuement parlé au téléphone, le matin même de leur mort…

play.jpgQuand je vous disais que les séries britanniques avaient la cote ! Ce thriller politique en six épisodes a de quoi faire baver d’envie outre-Atlantique… à tel point qu’Hollywood prépare une adaptation grand écran. Au départ, c’est l’inoubliable duo de Fight Club, Brad Pitt et Edward Norton, qui devait prendre les rênes de ce long métrage déjà très attendu. Finalement, le beau blond sera remplacé par Russel Crowe, et la production a proposé à Ben Affleck la place laissée vacante par Norton. Moins excitant, isn’t it ? State of Play méritait mieux, et vous n’allez pas tarder à en être, vous aussi, persuadé. L’intrigue, machiavélique, nous entraîne dans l’inextricable dédale d’un secret d’état au fil d’une enquête menée de main de maître par une équipe de journalistes assoiffés de scoop (beaucoup) et de justice (un peu). Efficace, surprenante, la sériefourmille de rebondissements : sans jamais nous laisser entrevoir le dénouement, les péripéties s’enchaînent et font honneur à Rocambole lui-même. Le rythme, soutenu mais jamais frénétique, fascine : impossible de décrocher de ce thriller politique. Bonus : la prestation de l’excellent Bill Nighy, adulé outre-Manche, et que l’on a aperçu dans Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Autant dire que puisqu’Arte attaque l’année en beauté, il ne faut pas s’en priver !

Minisérie - 22.30

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